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Tout sur Mark Levinson

L'amour de la langue et la curiosité d'un ingénieur.

Tout est là, au fond. Rien de ce que vous trouverez sur ce site n'existerait sans la rencontre de ces deux choses — et si vous voulez le moment précis où elles se sont rencontrées, il y en a eu deux : l'un dans une pièce au fond d'un entrepôt près de Versailles, l'autre dans un livre commandé d'après une publicité de magazine.

Ceci n'est donc pas un curriculum vitae. Ce sont les deux histoires, et ce qui en est sorti. Les références y sont aussi, chacune placée à côté du passage auquel elle appartient.

Mark Levinson

Avant l'entrepôt

J'ai étudié le théâtre et la philosophie à l'université de Georgie, puis la philosophie à Georgia State, avant d'obtenir une licence de philosophie au Glendon College de l'université York, à Toronto, en 1974.

Ce diplôme compte davantage dans cette histoire qu'il n'y paraît. La philosophie n'est pas un détour sur le chemin de l'enseignement des langues : ce sont quatre années passées à se demander comment le sens s'organise — exactement la question que je me pose depuis, sous une forme plus pratique.

Je suis arrivé en France au milieu des années 1970 et j'ai poursuivi ma propre formation à l'Alliance française et au British Institute de Paris — j'apprenais donc une langue au moment même où je commençais à en enseigner une. J'ai commencé à enseigner l'anglais en France en 1975, auprès d'adultes : aux universités Paris V et Paris VII, à la CEGOS, dans des organismes de formation et des écoles de langues.

Voilà l'homme qui se trouve dans l'entrepôt : un Américain, philosophe de formation, qui enseigne à des adultes dans des entreprises françaises et fait ses propres devoirs de français le soir.

« Comment savoir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas ? »

Début des années 1980. Un petit groupe de cadres, dans une pièce au fond d'un entrepôt de la zone industrielle de Buc, dans les Yvelines près de Versailles, non loin de l'aérodrome de Toussus-le-Noble. Une salle de classe, certainement pas. C'était là que l'entreprise avait de la place.

À la fin de l'heure, j'ai distribué des exercices photocopiés à faire avant le cours suivant, comme toujours. Et l'un d'eux m'a posé la question à laquelle je réponds, sous une forme ou sous une autre, depuis quarante ans :

« Comment savoir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas ? »

Ce que j'ai répondu : on les corrigera la semaine prochaine. C'était vrai, et parfaitement insuffisant. Il ferait le travail le mardi soir et saurait le jeudi si quelque chose était juste — et d'ici là, la faute aurait été répétée deux fois et apprise pour de bon.

Ce dont cet homme avait besoin, c'était d'une réponse à l'instant même où il se trompait. Pas de moi : je n'allais pas être dans sa cuisine le mardi soir. De quelque chose d'autre.

Et voici la coïncidence qui a tout déclenché. Plusieurs des personnes présentes dans cette pièce travaillaient dans l'industrie qui était, à cet instant précis, en train d'inventer ce qu'il me fallait : le stockage des données. Honeywell Bull, les disquettes de huit pouces, les machines qui ont précédé le 5¼ pouces et de loin le 3½ pouces. J'enseignais l'anglais aux ingénieurs de l'ordinateur familial à venir, et je leur demandais, autour d'un café, si une machine pouvait dire à un élève qu'il se trompait, le mardi soir.

Ils pensaient que oui. Ainsi a commencé la recherche de ce que je n'appellerais que bien plus tard l'automated homework : le devoir qui se corrige tout seul. Tout ce qui a suivi — KEYS! sur disquettes, KEYS! sur CD-ROM, CampusLingua, et nyms — est cette même recherche, menée sur la machine qui existait à ce moment-là.

1993

KEYS! Les clés de l'anglais courant, sur trois disquettes, PC et Macintosh

1995

l'édition CD-ROM, avec le son enregistré

3 niveaux

Mastering the Basics, Achieving Excellence, Attaining Fluency +

5 ans et +

un best-seller, dans les écoles de langues de toute l'Europe

“It was my pleasure to work with Mark throughout the 1990s, when in my role at la librairie Attica in Paris I acted as a distributor of his KEYS! English grammar software. Mark is collaborative, humane, honest, and intelligent, and I give him the highest of recommendations.”

John Carnegie — Vice President Education, DynEd Europe B.V.

Le livre commandé dans un magazine

L'autre histoire commence par une publicité parue dans The New Yorker, dans les années 1970, pour un livre que je n'avais pas vraiment les moyens de m'offrir : la liste des mots de l'anglais américain parlé, classés par fréquence, établie à partir d'entretiens réels transcrits.

Hartvig Dahl, Word Frequencies of Spoken American English, publié par Verbatim en 1979. Pas l'anglais écrit : l'anglais parlé. Ce que les gens disent vraiment, compté.

La reliure de Hartvig Dahl, Word Frequencies of Spoken American English, un livre Verbatim de 1979
La page 198 de la liste par fréquence décroissante, avec les surlignages orange et verts de Mark Levinson sur des mots comme PAIN, PROGRESS, DANGEROUS, LUCKY et RELATIONSHIPS
La page 198, et mes propres surlignages, toujours là. Chaque mot de cette page est un mot que quelqu'un a réellement prononcé.

Je l'ai parcouru et j'ai trié les mots par catégorie grammaticale — les noms ici, les verbes là, les adjectifs, les adverbes. Puis j'ai apporté les listes en cours et donné aux élèves une consigne qui semble trop simple pour occuper une heure : placer chaque mot dans l'une de trois piles. Positif. Négatif. Je ne connais pas ce mot.

La troisième pile me disait quoi enseigner. Les deux premières ont produit quelque chose que je n'avais pas du tout prévu. Car à la seconde où l'on qualifie un mot de positif, quelqu'un demande quel est le négatif — et nous voilà en plein dans les antonymes, sans que j'aie préparé la moindre leçon là-dessus.

Et cela devient meilleur encore, parce que les paires refusent de rester bien rangées. Today — et la classe répond yesterday, puis quelqu'un d'autre dit tomorrow, et les deux ont raison. Ensuite : et avant-hier ? Et après-demain ? Ils n'apprennent plus une liste de mots, ils manipulent un petit système, en anglais, vite, et prennent plaisir à se disputer à son sujet.

Ce jeu-là, c'était le début des Keywords.

Il est toujours dans nyms, inchangé dans son principe : les mots fréquents d'abord, pris un par un, avec leurs contraires, leurs voisins et la compagnie qu'ils fréquentent. Le matériel a été réécrit bien des fois. L'idée, elle, n'en a jamais eu besoin.

Ce que les deux histoires ont en commun

À la machine la répétition. Au professeur tout le reste. C'est toute ma position, et je n'en ai pas changé depuis l'entrepôt.

Le numérique n'est pas là pour remplacer le professeur — il est là pour lui rendre l'heure que les exercices répétitifs volent au cours, afin qu'il la consacre à l'échange, à la correction, au jugement, à la difficulté particulière de la personne particulière qu'il a devant lui. C'était le principe de KEYS! en 1993, c'est le principe de nyms aujourd'hui. La technologie a changé quatre fois : les disquettes, les CD-ROM, le Web, les plateformes de formation. La pédagogie, elle, n'a pas bougé d'un pouce.

C'est aussi pourquoi la formation des enseignants fait partie de nyms au lieu d'y avoir été ajoutée après coup. Les Master Classes existent pour examiner des façons d'enseigner, de questionner, de faire produire de la langue et de développer l'agilité mentale — pas pour faire la démonstration d'un logiciel. Les outils servent les élèves à travers leurs professeurs.

Ce que cela veut dire si vous enseignez →

Les entreprises, puis l'Internet

L'enseignement, le conseil et la construction n'ont jamais été des activités séparées. Chacune a payé et nourri la suivante.

J'ai fondé la SECAA à Versailles en 1984 — programmes d'anglais pour PME, audits linguistiques et outils de diagnostic — puis LDB Communication et Conseil à Paris en 1988, qui s'est développée vers la formation des dirigeants, la traduction et l'interprétation, et le développement multimédia. C'est de là que vient l'étendue du terrain : publicité et design, finance, médecine et recherche, hôtellerie, luxe, informatique, droit, expertise comptable, institutions publiques.

En 1999, j'ai fondé CampusLingua SA à Paris, un portail B2B destiné à mettre en relation les apprenants et les prestataires de formation en langues, avec un réseau européen et transatlantique autour de lui. Il anticipait une bonne part de ce qui est devenu ordinaire ensuite. En 2012, je suis revenu au même problème avec CampusLinguaOnline, un système d'apprentissage de l'anglais conçu autour du blended learning — son architecture, son design, son contenu et sa structure de plateforme. Le blended learning, avant que le terme ne soit courant, n'est rien d'autre que l'observation de l'entrepôt : l'ordinateur et le professeur ne devraient pas faire le même travail.

Rien de tout cela n'a interrompu l'enseignement. J'ai continué à concevoir et à donner des cours tout du long — anglais de spécialité pour le réseau des GRETA de Paris, et consultant pédagogique chez Intervenance, où l'enseignement, le e-learning, la rédaction et la traduction relevaient du même métier.

2001–2006

Enseignant d'anglais et concepteur de cours, service de la formation continue, École normale supérieure de Cachan.

2005–2007

Préparation aux concours d'entrée des Instituts d'études politiques et des écoles de journalisme.

2007–2009

MBA International, IAE / Université Paris I Panthéon-Sorbonne : Communication et négociation, Prise de parole en anglais, et mon propre cours, Faster Thinking in English.

« Mark Levinson a été un excellent professeur d'anglais et de culture générale anglo-saxonne. Mark m'a grandement aidé dans une préparation sérieuse et rigoureuse aux concours d'accès aux Instituts d'études politiques. Je recommande son travail méthodologique et sérieux. »

Pierre-Jean Verrando — Director General, Digital Security Industry, Eurosmart

L'enseignement vous donne la langue. Le coaching vous la fait employer.

Une part croissante du travail est devenue du coaching individuel, et la distinction compte davantage qu'il n'y paraît.

Préparer un dirigeant à une conférence, à un passage à la télévision, à une négociation ou à un entretien. Mettre un chercheur en état de présenter ou de publier à l'international. Travailler avec quelqu'un dont l'obstacle réel était la confiance et pas du tout le vocabulaire. L'enseignement fournit la langue ; le coaching est ce qui la rend disponible sous pression — c'est-à-dire, une fois de plus, la question de l'entrepôt, rencontrée une personne à la fois.

Ce travail s'est fait chez Rothschild, LVMH et les Parfums Christian Dior, à l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris, au Club Med, chez Accor, IBM, Deloitte et Shiseido, entre autres.

“Mark has a wonderful rapport with people of all ages. His ability to connect with his students and his talent at teaching basic, as well as advanced topics, are both truly superior. His excellent written and verbal communication skills have helped me in my publications and professional presentations around the world. I recommend Mark to you without reservation.”

Jelena Martinovic — Fetal Pathologist and Geneticist, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris · élève depuis 2009

« Mark est bien plus qu'un simple professeur d'anglais. Sa méthodologie d'enseignement attise autant la linguistique que la vivacité d'esprit. Mark a une excellente connaissance du monde de la création, étant d'une grande culture et curieux lui-même. Il coache de plus à merveille pour les interventions en public. Merci infiniment Mark ! »

Romain Paty — Directeur artistique

« Les leçons de Mark m'ont été profitables pour préparer des interventions orales et écrites en anglais — réunions de travail et conférences données à l'étranger. J'ai beaucoup apprécié sa capacité, en tant que coach. »

Michel Diaz — Owner and Associate Director, FEFAUR

“Mark is a brilliant English coach. Thanks to his courses, I improved my English speaking but also discovered the American culture. He is both talented and creative in his manner to teach us English.”

Tia-Tun Yen — Manager, Deloitte Consulting

Better — and faster — thinking in English

C'est là que les deux histoires aboutissent. L'entrepôt m'a donné la machine ; le livre des fréquences m'a donné ce qu'il fallait mettre dessus ; le coaching m'a appris quel était le vrai but. Non pas savoir plus d'anglais. Accéder plus vite, et plus sûrement, à l'anglais que l'on possède déjà.

Car le vocabulaire n'est pas une liste. Un radis appartient à une catégorie. Buy n'est jamais loin de sell. Deep appelle shallow. Un gant est à la main ce qu'une chaussure est au pied. Les mots transportent avec eux leurs contraires, leurs catégories, leurs parties et leurs touts, leurs fonctions et leurs conséquences — synonymes, antonymes, hyperonymes, homonymes. Les -nyms. C'est de là que vient le nom, et c'est de cela que tout le site est fait.

Une dernière chose sur laquelle je ne céderai pas, et elle vient du même instinct que les surlignages de cette page : chaque voix de nyms est celle d'une personne réelle, enregistrée. Jamais une voix de synthèse. La mienne, et celle de Sarianna Gregg — vous pouvez l'entendre, et la voir, dans le Video Lab de la page d'accueil, où le laboratoire trace sa mélodie face à la vôtre.

“I have worked with Mark on several fascinating projects involving language and bilingual learning. He is creative, inventive, receptive, and an absolute joy to work with, and to know. Mark has inspired me personally to trust my talent and creativity... He recognizes, encourages, celebrates and believes. So he makes you believe. And he is unfailingly positive.”

Sarianna Gregg — Voice Actor, Sarianna Gregg Voice-Overs

Cinquante ans, et la question n'a pas changé une seule fois : comment aider les gens à se servir de ce qu'ils savent — mieux, plus vite, et avec plus d'assurance ?

En résumé

Pour qui voulait quand même les références rassemblées.

Origines

Double national américain et français, bilingue anglais–français, à Paris depuis le milieu des années 1970.

Études

Théâtre et philosophie, université de Georgie ; philosophie, Georgia State University ; licence de philosophie, Glendon College, université York, Toronto, 1974.

Enseigne depuis

1975 — près de cinquante ans dans et autour de la langue anglaise, presque toujours auprès d'adultes en France.

Entreprises fondées

SECAA (1984), LDB Communication et Conseil (1988–2000), CampusLingua (1999–2006), The Paris Savannah Company (2008–2017), CampusLinguaOnline (2012–2017).

A enseigné à, et pour

Université Paris I Panthéon-Sorbonne (MBA International), École normale supérieure de Cachan, SEFICO, GRETA, et les prépas Sciences Po.

A coaché chez

Rothschild, LVMH et les Parfums Christian Dior, Assistance publique – Hôpitaux de Paris, Club Med, Accor, IBM, Deloitte, Shiseido, entre autres.

Auteur de

KEYS! Les clés de l'anglais courant (1993–1998), et Better and Faster Thinking in English (2015).

Autres fonctions

Coprésident de la commission Éducation et Formation de la Chambre de commerce américaine à Paris (2012–2016). Conseil d'administration de l'Association of Americans Resident Overseas.

Écrit

The Paris Savannah Connection, un blog sur la langue et la vie entre Paris et Savannah, depuis 2010.

Posez-moi une question

Si vous enseignez, si vous dirigez un centre de langues, ou si vous voulez simplement savoir si tout ceci est pour vous — écrivez-moi. Ça m'arrive directement.

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